Histoire de la commune

Des traces d’occupation protohistorique : sépultures, tessons et armes ont été retrouvées sur le site de Croche Mélier.
En 1080 Igé s’appelait Lalgeium ce qui indique l’existence de grands domaines-villages gallo-romains.

Au cours du 17ème siècle, l’activité s’organise autour de la fabrication de châles et d’exploitations d’argile pour la fabrication de briques et de tuiles.
Ce fut également l'époque d'une importante émigration vers le Canada : Igé a tenu le troisième rang dans le nombre d’émigrants, dont onze Igéens qui eurent à la première génération quarante enfants vivants.

Igé est une commune du Perche. Le Perche en latin pagus Perticensis, ancien pays de France se trouve sur un plateau calcaire, humide et boisé.
Le Perche est célèbre par l’élevage des chevaux d’où le nom de «Perche aux bons chevaux». Riche en minerai de fer, il produisait autrefois beaucoup de fonte au bois. Igé était desservie par la voie ferrée l’Aigle-Mamers.

De nos jours l’économie de la commune repose sur l’industrie de fabrication de ressorts, de l'exploitation forestière et de commerces divers.

Armoiries d'Igé

D’azur, à un obélisque maçonné d’argent sommé d’une fleur de lys d’or, au chef d’argent chargé de deux coquilles de gueules, l’une à dextre, l’autre à senestre, et au centre, d’une feuille d’érable de sinople.
L’obélisque fleurdelysé dit «Pyramide d’Igé», et  situé sur l’ancienne route royale de Paris au Mans, marque la limite entre les Généralités d’Alençon et de Tours. Erigé au 18ème siècle, ce monument en grès souligne l’entrée du département de l’Orne.
La feuille d’érable rappelle qu’Igé, fut, vers 1640, un foyer de l’émigration Percheronne vers le Canada.
Les deux coquilles évoquent celles qui ornent l’un des chapiteaux romans du porche de l’église Saint-Martin. Leur présence atteste d’une halte Jacquaire sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. 
Adopté par décision du conseil municipal, délibération en date du 19 février 2013.

armoirie Ige

 Quelques sites particuliers

La Motte de la Roche

La motte féodale dite Garenne-de-la-Motte est une motte castrale.Selon Philippe Siguret, c'est sur cette motte que s'élevait le château de Roche d'Igé (de Rupe Ialgeo) que Mabile de Bellême repris à la famille ennemie des Giroie.Située sur la colline de la Roche, à l'ouest du village et à proximité nord de la route de Bellême au Mans, la motte castrale faisait partie du système de défense établi aux marches du comté du Perche.Les restes de la motte féodale sont inscrits aux monuments historiques depuis le 10 juin 1975.

Motte castrale de la Roche 3 2

Le domaine de Lonné

En lisière d’un massif forestier de 450 hectares, le château de Lonné a été construit dans sa forme actuelle en brique et pierre vers 1635.
Une vigoureuse restauration fut entreprise entre 1889 et 1892, sous la direction de l’architecte Paul Ernest Sanson, dans le respect de la volumétrie originelle. Près de la grille d’entrée, le pavillon dit « de la régie » a conservé sa tourelle, posée sur des trompes remarquablement appareillées. Proche des anciennes écuries, le pigeonnier en briques, de plan carré, a été transformé en chapelle dans un style composite néo-Renaissance. 
Au début du 19ème siècle, l’architecte paysagiste J.C. Poittier transforma le parc régulier « à la française » en un parc paysager « à l’anglaise », dont le dessin est en parfaite harmonie avec le cadre boisé alentour. Ces jardins ont été repris en 1929 par Édouard André
René de Chateaubriand séjourna plusieurs fois à Lonné, son neveu, Louis, ayant épousé Zélie d’Orglandes, la fille des propriétaires. Il a laissé son nom à une porte du potager.
Alfred de Vigny, Alexis de Tocqueville et plus tard, Albert de Mun ont été des familiers de Lonné au 19ème siècle. Albert de Balleroy, peintre animalier, y est né. 
La chapelle Notre Dame de la Ronce de 1489 appartient au domaine de Lonné.
Le château tout comme les jardins sont inscrits depuis le 21 février 2000 sur la liste des monuments historiques.

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Le Logis de Bray

Reconstruite sous Louis XIV ( 1697), la belle gentilhommière de Bray est l’un des anciens manoirs du Perche. Ouvertures, chaînages d’angles et souches de cheminées sont soulignés d’une alternance de brique /pierre lui assurant toute sa personnalité.
Le vaste toit, couvert «à la Mansart», est percé de lucarnes à fronton triangulaire ou arrondi.
Peint sur le pignon sud, grand cadran solaire à devises, rétabli en 1991 et restauré en 2005.
Dominant le manoir se trouve en vis-à-vis, une chapelle édifiée en 1487. Des jardins disposés en terrasse ajoutent au charme de cet ensemble architectural.

Histoire de la chapelle Notre Dame de la Pitié

La chapelle a été érigée en 1487 sous une source dite «miraculeuse». A cette date, la dame de Bray, Audine du Treil de Soisay, établit une fondation pour l’entretien d’un chapelain et de la chapelle.
Après la Révolution, le manoir est devenu ferme et la piété populaire pour la Vierge de Pitié de Bray ne cessa de croître.
En 1862, un miracle attesté dans les registres paroissiaux d’Igé, s'est produit dans la chapelle : une jeune fille de Chemilli, âgée de 18 ans, est paralysée des deux jambes. Portée jusque dans la chapelle, elle aurait eu une crise de nerfs et, en ressortant, se serait mise à marcher. Ce miracle serait dû à la statue de la Grande Vierge de Pitié.

 Igé Manoir de Bray

Le château du Vau Hernu

Cette demeure, d’époque Louis XVI est entourée d’un parc à l’anglaise tracé au début du 19ème siècle par l’architecte paysagiste J.C. Poittier.
Sur une dizaine d’hectares, il comprend un réseau d’allées traversant des bosquets. La famille de Fontenay, associée depuis le 15ème siècle à l’histoire du Perche, a résidé au château de Vauhernu de 1753 à 1976.
Le Vau Hernu

L’église Notre-Dame de Marcilly

Menaçant ruine, l’église de l’ancienne paroisse de Marcilly était vouée à la destruction.
Restaurée en 1985, l’édifice a conservé sa simplicité romane d’origine, qui a été respectée par les travaux entrepris au 17ème siècle.
Elle offre un beau portail roman en zig-zag, et près de l’église deux vieux puits percherons en pierre.
Eglise Marcilly

Les « Eperons barrés de Croche Mélier »et de « Cosne Bergère »

Ces deux sites protohistoriques, très proches l’un de l’autre (300 mètres), sont caractéristiques d’un système de fortification de l’habitat qui débuta à la fin de l’âge du bronze et perdura durant le premier âge du fer, soit entre le 9ème et 5ème siècle avant notre ère. Le site de Croche Mélier occupant un éperon naturel délimité à l’est et à l’ouest par des pentes très soutenues. Au nord un rempart précédé d’un fossé d’une centaine de mètres, l’isole du plateau auquel il est rattaché. Ce petit « éperon barré » de 9500 m², fut découvert vers 1870 par le docteur Jousset, de Bellême. Il mit au jour un ensemble archéologique comprenant céramiques et objets en bronze : haches, couteaux, ciseaux à bois. L’éperon barré de Cosne Bergère, est un peu plus grand : 1,5 ha. Lui aussi possède un système défensif composé de remparts «(encore conservés sur 1,5 m de hauteur) et d’un fossé, toujours visibles. Seuls quelques outils en silex ont été découverts, vers 1920. Leur présence atteste d’une fréquentation au Néolithique et/ ou à l’âge du bronze.

 

Diaporama

D'autres photos d'Igé aujourdhui. Pour des vues plus anciennes consultez la page Souvenirs d'Igé ...

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